Ecologie et Evolution des Interactions

Le laboratoire 2EI est une Unité Mixte de Recherche (UMR 5244) dont les tutelles sont
(i) l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) et
(ii) l’INstitut Ecologie et Environnement (INEE) du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).
Ce laboratoire comprend actuellement une trentaine de membres (12 chercheurs et enseignants-chercheurs, 9 ingénieurs et techniciens et 6 doctorants et post-doctorants) lesquels sont répartis en 3 axes de recherche et services communs.

Les recherches développées au sein de l’Unité touchent aux questions relevant de l’écologie et de l’évolution des systèmes biologiques en interaction. Nos travaux portent principalement sur les interactions hôte/parasite et notre objet d’étude de prédilection est le schistosome, un parasite de l’homme transmis par un mollusque qui est son hôte intermédiaire. A ce titre, notre laboratoire est Centre Collaborateur FRA-69 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). D’autres interactions biotiques impliquant différentes espèces d’hôtes invertébrés et des pathogènes sont également étudiées :

  • l’interaction entre un corail scléractiniaire (Pocillopora damicornis) et une bactérie pathogène (Vibrio Coralliilyticus) ;
  • l’interaction entre une coccinelle (Coleomegilla maculata) et sa guêpe paraitoïde (Dinocampus coccinellae

Enfin depuis peu, nous nous intéressons également à l’évolution/l’adaptation des espèces confrontés à un environnement abiotique stressant/fluctuant comme le corail (P. damicornis) et son environnement thermique ou encore le schistosome soumis à une drogue.

Nous avons acquis au fil des années et grâce à notre stratégie de recrutement des compétences très diverses et complémentaires qui nous permettent de développer de réelles approches multi-échelles intégrées de ces interactions. Nous combinons aujourd’hui tant les études de terrain que de laboratoire à différentes échelles d’investigation aussi bien au niveau inter-populationnel, inter-individuel qu’aux niveaux moléculaires (génomique, épigénomique, transcriptomique, protéomique) les plus adaptés. Ceci nous permet d’appréhender ces systèmes de la façon la plus complète possible ce qui est un pré-requis indispensable pour disposer d’outils fiables pour prédire l’avenir de ces espèces et de leurs interactions dans un environnement fluctuant.